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La recherche pour @locuteur 61asg1 a trouvé 484 réponses

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642361asg1DomfrontaisSG: Bon j'ai fait, j/ jusqu'en troisième, j'ai fait une seconde, et puis je voulais être coiffeuse,
642461asg1DomfrontaisSG: donc j'ai eu de la chance mes parents m'ont offert mes études à, à Caen, je suis allée en école de coiffure à Caen,
642561asg1DomfrontaisSG: j'avais seize ans, et demi, c'était déjà bien , c'est, c'est vrai que c'était bien, oui c'est vrai.
642661asg1DomfrontaisSG: C'est, quelque chose que je remercie. Mais, bon ben j'ai, je me suis épanouie dans mon travail euh, là-bas, j'ai appris et,
642761asg1DomfrontaisSG: puis après j'ai trouvé du travail j'ai été, un mois au chômage, et j'ai trouvé du travail après.
642861asg1DomfrontaisSG: et je suis toujours au même emploi, dans la même maison.
642961asg1DomfrontaisE: A Domfront.
643061asg1DomfrontaisSG: A Domfront, ouais.
643161asg1DomfrontaisE: Donc vous avez toujours mis à part vos études à Caen, vous avez toujours vécu dans.
643261asg1DomfrontaisSG: Voilà dans la région.
643361asg1DomfrontaisE: Oui. Et vous habitez pas, tout près de. SG: on est resté quand même dans le, dans la région.
643461asg1DomfrontaisE: Vous pouvez me parler un petit peu de votre enfance euh, à/ sur la ferme?
643561asg1DomfrontaisSG: Oui, alors , qu'est-ce qu'on faisait euh, ben on rentrait, bon ben on allait à l'école, le matin à vélo,
643661asg1DomfrontaisSG: on venait à vélo, on mangeait le midi. GR: avec les copines, vous veniez souvent à pied.
643761asg1DomfrontaisSG: Oui à p/ à côté de notre vélo.
643861asg1DomfrontaisSG: (rires) On revenait manger le midi, parce que il y avait pas de cantine , on repartait de même, et on venait, bon, qu'à/ non moi ça finissait à cinq heures,
643961asg1DomfrontaisSG: mais si on avait pas fini nos cours, si les devoirs étaient pas finis, on restait, l'institutrice nous gardait jusqu'à cinq heures et demi.
644061asg1DomfrontaisE: Il fallait faire les devoirs à l'école alors?
644161asg1DomfrontaisSG: Euh, ben disons que c'était une euh, une institutrice qui avait euh, tous les cours, du C.P. au C.M.2,
644261asg1DomfrontaisSG: donc c'était quand même un programme chargé, et si c'était pas fini, si l'institutrice n'avait pas tout fourni les,
644361asg1DomfrontaisSG: les cours, il fallait rester, on restait. Et on rentrait après,
644461asg1DomfrontaisSG: on prenait notre goûter et puis, ben on faisait nos devoirs.
644561asg1DomfrontaisGR: Ah oui on vous ne demandait pas de travailler à la ferme hein . Ah non.
644661asg1DomfrontaisSG: Bon, sinon, c'est le,
644761asg1DomfrontaisSG: pendant les vacances, on aidait un petit peu, on soignait les lapins on, les veaux,
644861asg1DomfrontaisSG: euh, sinon pendant les vacances on faisait des, quelques corvées, les betteraves euh, les foins,
644961asg1DomfrontaisSG: on participait aux travaux de la ferme.
645061asg1DomfrontaisE: Comment c'était les foins à cette époque-là par rapport à l'époque de votre maman?
645161asg1DomfrontaisSG: Bon il y avait déjà les, les bottes de foin, c'était déjà,
645261asg1DomfrontaisSG: plus, plus concentré hein, plus, plus, plus, plus facile.
645361asg1DomfrontaisE: Comment ça se fait une botte de foin, parce que moi j'ai, jamais euh.
645461asg1DomfrontaisSG: Alors c'était, bon avant c'était les, les, les m/ les, les meules,
645561asg1DomfrontaisSG: donc c'est là, après c'était les bottes de foin donc c'était des petits,
645661asg1DomfrontaisSG: c'était, c'était carpé, les petits. GR: une botteleuse c'était le matériel qui é/ amorçait le foin, qui, avec un, un (xx), ça ramassait le foin,
645761asg1DomfrontaisGR: et ça, avec euh, une, ça le liait avec une ficelle. Une ficelle.
645861asg1DomfrontaisSG: C'est vrai que on, nous on pouvait la, la transporter puis on vous aidait à mettre ça dans les plateaux.
645961asg1DomfrontaisE: Dans les plateaux. SG: les plateaux. Pour euh, ramener, à la ferme.
646061asg1DomfrontaisE: Ah oui d'accord. Et les plateaux c'est quoi?
646161asg1DomfrontaisSG: Euh, les tombereaux ce que vous , les plateaux , oui oui.
646261asg1DomfrontaisE: C'est un moyen de transport donc. SG: moyen de transport, derrière le tracteur.
646361asg1DomfrontaisE: Ah, oui d'accord . (x) de remorque là.
646461asg1DomfrontaisSG: Voilà, c'est ça, une remorque, oui. Donc euh, ben on, on participait aux foins, l'été,
646561asg1DomfrontaisSG: sinon ben. E: ont quel âge euh, vos soeurs? Par rapport à vous elles sont plus âgées ou plus jeunes?
646661asg1DomfrontaisSG: Moi je suis numéro trois donc euh, cinquante euh , quarante-six,
646761asg1DomfrontaisSG: ben, quarante-cin/ quarante-cinq moi, bientôt, et ma jeune soeur trente-neuf.
646861asg1DomfrontaisE: Ah oui d'accord. Et qu'est-ce qu'elles font vos soeurs?
646961asg1DomfrontaisSG: Alors euh, Npers euh travaille dans une euh, à la poste , à mi-temps, s/ dans la Manche euh, Npers est infirmière à Mayenne ,
647061asg1DomfrontaisSG: moi, et ma jeune soeur qui est secrétaire au lycée de Domfront.
647161asg1DomfrontaisE: Ouais d'accord. Donc personne, n'est agricultrice, (xxx). SG: non personne ne , n'a repris, a repris la ferme, non non.
647261asg1DomfrontaisGR: Et en plus ça encourage pas non plus.
647361asg1DomfrontaisSG: Non. Puis bon, c'est vrai qu'on a eu la chance de choisir notre métier.
647461asg1DomfrontaisSG: Déjà à cette époque-là par rapport à la tienne où on, où on imposait.
647561asg1DomfrontaisSG: Nous on a eu la chance de choisir notre profession.
647661asg1DomfrontaisE: Oui.
647761asg1DomfrontaisGR: Et on a payé vos études. vous avez, oui.
647861asg1DomfrontaisE: C'était plus courant déjà hein , ce, ce genre de, enfin, (xx).
647961asg1DomfrontaisE: Alors, à l'école vous étiez combien d'enfants là dans cette petite école?
648061asg1DomfrontaisE: Qui est , enfin, assez grande. Vous aussi?
648161asg1DomfrontaisE: Et là j'ai vu que ça (xx) quarante-cinq à cinquante enfants. SG: tous les cours.
648261asg1DomfrontaisE: Tous les cours. SG: les cours ouais.
648361asg1DomfrontaisGR: Npers elle (xx) vingt, trente.
648461asg1DomfrontaisGR: Trente-cinq ou trente-six, (xxx). SG: oui, ben oh oui, moi j'ai toujours connu on a toujours eu la même institutrice du C.P. au,
648561asg1DomfrontaisSG: , on disait pas C.P. on disait division . La sixième, la cinquième division les, les plus grands étaient en première division.
648661asg1DomfrontaisSG: Alors au niveau des, des cours euh, le/ quand l/ l'institutrice donnait une dictée,
648761asg1DomfrontaisSG: les plus, jeunes arrêtaient plus tôt si vous voulez. La dictée était moins longue.
648861asg1DomfrontaisE: Ah oui. Mais c'était la même.
648961asg1DomfrontaisSG: C'était la même.
649061asg1DomfrontaisE: Dites-donc c'était, c'était la dure école là.
649161asg1DomfrontaisE: Mais vous êtes partie à seize ans et demi à Caen, faire des études . Ca a dû quand même être un choc ça si jeune non?
649261asg1DomfrontaisSG: Moi non parce que je rêvais tellement de cette profession-là que je, je me suis épanouie en fait,
649361asg1DomfrontaisSG: je me suis épanouie parce que bon avant j'étais chez mes parents et tout et puis aller là, en grande ville, c'est vrai que , faire ma profession je,
649461asg1DomfrontaisSG: j'étais avec une amie et, je me suis épanouie à partir de ce moment-là.
649561asg1DomfrontaisE: Comment c'était les études là-bas, comment c'était organisé, comment vous habitiez, et caetera? SG: je logeais dans un foyer de jeunes travailleurs,
649661asg1DomfrontaisSG: et sinon ben je véhiculais par, à pied ou par le bus,
649761asg1DomfrontaisSG: et on allait, c'était technique, une école technique.
649861asg1DomfrontaisE: Ouais. Ce qui se trouvait où à Caen?
649961asg1DomfrontaisSG: A Lépine.
650061asg1DomfrontaisE: A Lépine.
650161asg1DomfrontaisSG: Euh, près de la Demi-lune.
650261asg1DomfrontaisE: Ah oui d'accord oui je vois bien, oui oui.
650361asg1DomfrontaisSG: Elle existe toujours d'ailleurs. Oui, oui oui.
650461asg1DomfrontaisE: C'est une grande école ou bien?
650561asg1DomfrontaisSG: Euh, à cette époque-là ils f/ ils faisaient, ils formaient les, cuisiniers euh, tous les métiers manuels . Cuisiniers, couture,
650661asg1DomfrontaisSG: euh, coiffure et esthétique.
650761asg1DomfrontaisE: C'était combien d'années la formation de coiffeuse?
650861asg1DomfrontaisE: Deux ans. SH: ans. Pour avoir euh, pour obtenir le C.A.P.
650961asg1DomfrontaisE: Avec pas mal de pratique à côté?
651061asg1DomfrontaisSG: Voilà des, surtout en deuxième année on avait des, des heures de, de clientèle.
651161asg1DomfrontaisE: Qui venaient à l'école ou bien. SG: venaient à l'école, oui des, des, des personnes, des clientes de l'extérieur.
651261asg1DomfrontaisSG: On allait dans les maisons de retraite, coiffer, les mamies on, consacrait quelques heures.
651361asg1DomfrontaisE: Et dans le foyer de jeunes travailleurs, comment c'était organisé?
651461asg1DomfrontaisSG: Euh, chaque étudiant avait sa chambre , euh, c'était un j/ un foyer de jeunes travailleurs mais que filles.
651561asg1DomfrontaisSG: Bon il y avait quelques soirées, au sous-sol, mais. E: genre?
651661asg1DomfrontaisSG: il y avait des petites booms , hein, au sous-sol. Sinon il y avait les soirées télé.
651761asg1DomfrontaisE: Donc il y avait pas la télé automatiquement.
651861asg1DomfrontaisSG: Non, c'était des, des soirées télé, il y avait une euh salle où il y avait la télé.
651961asg1DomfrontaisSG: Euh, il y avait pas une télé dans chaque appartement , oui.
652061asg1DomfrontaisE: Et qui est-ce qui choi/ ah ben il y avait peut-être qu'une chaîne à l'époque. (x) qui est-ce qui choisissait ce qu'on allait regarder? SG: ah ben oui ça je sais pas oui. Oui on subissait oui. Oh il y avait peut-être deux chaînes,
652161asg1DomfrontaisSG: peut-être la, la deux peut-être, je sais pas, je me rappelle plus là.
652261asg1DomfrontaisE: Et vous étiez avec votre copine donc euh , vous aviez pas mal de contact toutes les deux?

PFC: Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone

Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone Le projet international PFC (Phonologie du Français Contemporain), codirigé par Marie-Hélène Côté (Université Laval), Jacques Durand (ERSS, Université de Toulouse-Le Mirail), Bernard Laks (MoDyCo, Université de Paris Ouest) et Chantal Lyche (Universités d'Oslo et de Tromsø), s’adresse à un triple public, susceptible de s’intéresser au français oral dans ses usages attestés et dans sa variation au sein de l’espace francophone : chercheurs, enseignants/apprenants de français et grand public.

Il offre une base de données qui, à terme, constituera la plus grosse base de données orales portant sur le français et l'une des plus grosses bases toutes langues confondues. Cette base peut être utilisée dans le cadre de la recherche (phonétique, phonologie, syntaxe, pragmatique, sociolinguistique, analyse conversationnelle, etc.), de l’enseignement / apprentissage du français (langue étrangère, maternelle ou seconde) et de la diffusion des savoirs (conservation du patrimoine linguistique francophone et présentation générale du français oral contemporain pour les non-spécialistes).

Il se pose comme projet-pilote, suivi par un projet similaire pour l’anglais, Phonologie de l’Anglais Contemporain (PAC), codirigé par Philip Carr (Université de Montpellier III) et Jacques Durand.

AVERTISSEMENT: Les données présentées sur ce site sont issues du projet PFC et restent la propriété exclusive des auteurs représentés par les directeurs du projet . Elles peuvent être reprises et utilisées dans le cadre de travaux scientifiques à visée strictement non commerciale. Toute utilisation des données PFC dans une publication doit obligatoirement faire référence au projet et à son site : http://www.projet-pfc.net et s'accompagner de la citation des deux publications suivantes:

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2002). La phonologie du français contemporain: usages, variétés et structure. In: C. Pusch & W. Raible (eds.) Romanistische Korpuslinguistik- Korpora und gesprochene Sprache/Romance Corpus Linguistics - Corpora and Spoken Language. Tübingen: Gunter Narr Verlag, pp. 93-106.

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2009).Le projet PFC: une source de données primaires structurées. In J. Durand, B. Laks et C. Lyche (eds)(2009) Phonologie, variation et accents du français. Paris: Hermès. pp. 19-61. Développement: Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS

PFC Phonology of Contemporary French Corpus

Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone Le projet international PFC (Phonologie du Français Contemporain), codirigé par Marie-Hélène Côté (Université Laval), Jacques Durand (ERSS, Université de Toulouse-Le Mirail), Bernard Laks (MoDyCo, Université de Paris Ouest) et Chantal Lyche (Universités d'Oslo et de Tromsø), s’adresse à un triple public, susceptible de s’intéresser au français oral dans ses usages attestés et dans sa variation au sein de l’espace francophone : chercheurs, enseignants/apprenants de français et grand public.

Il offre une base de données qui, à terme, constituera la plus grosse base de données orales portant sur le français et l'une des plus grosses bases toutes langues confondues. Cette base peut être utilisée dans le cadre de la recherche (phonétique, phonologie, syntaxe, pragmatique, sociolinguistique, analyse conversationnelle, etc.), de l’enseignement / apprentissage du français (langue étrangère, maternelle ou seconde) et de la diffusion des savoirs (conservation du patrimoine linguistique francophone et présentation générale du français oral contemporain pour les non-spécialistes).

Il se pose comme projet-pilote, suivi par un projet similaire pour l’anglais, Phonologie de l’Anglais Contemporain (PAC), codirigé par Philip Carr (Université de Montpellier III) et Jacques Durand.

AVERTISSEMENT: Les données présentées sur ce site sont issues du projet PFC et restent la propriété exclusive des auteurs représentés par les directeurs du projet . Elles peuvent être reprises et utilisées dans le cadre de travaux scientifiques à visée strictement non commerciale. Toute utilisation des données PFC dans une publication doit obligatoirement faire référence au projet et à son site : http://www.projet-pfc.net et s'accompagner de la citation des deux publications suivantes:

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2002). La phonologie du français contemporain: usages, variétés et structure. In: C. Pusch & W. Raible (eds.) Romanistische Korpuslinguistik- Korpora und gesprochene Sprache/Romance Corpus Linguistics - Corpora and Spoken Language. Tübingen: Gunter Narr Verlag, pp. 93-106.

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2009).Le projet PFC: une source de données primaires structurées. In J. Durand, B. Laks et C. Lyche (eds)(2009) Phonologie, variation et accents du français. Paris: Hermès. pp. 19-61. Développement: Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS