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La recherche pour @locuteur 81amb1 a trouvé 214 réponses

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2026981amb1LacauneMB : Allez, sucrez-vous.
2027081amb1LacauneE2 : Oui, oui, oui. Oui .
2027181amb1LacauneMB : Vous aussi ?
2027281amb1LacauneE3 : Oui, oui, euh j/. Ah bon, merci (rires).
2027381amb1LacauneE3 : Ça va aller.
2027481amb1LacauneMB : Ça va aller, allez, vous aussi vous êtes sucré là ?
2027581amb1LacauneE1 : Ah non merci j'en veux pas .
2027681amb1LacauneMB : (bruits) Allez.
2027781amb1LacauneE2 : (bruits, pause) Vous l'avez fait vous-même le gâteau ?
2027881amb1LacauneMB : Non, non non, non.
2027981amb1LacauneMB : Euh j'en fait des gâteaux mais là j'avais pas le temps euh, de hier à aujourd'hui, vous me l'avez dit tro/.
2028081amb1LacauneMB : Je voulais en faire un mais comme j'allais au dentiste j'avais pas le temps.
2028181amb1LacauneE2 : Ah oui et puis on sait, on sait pas si on peut manger après hein (rires).
2028281amb1LacauneMB : Non j'avais pas le temps de le faire j'avais pensé à faire un mais comme j'allais au dentiste j'avais pas le temps.
2028381amb1LacauneMB : J'en fait des gâteaux (bruits).
2028481amb1LacauneE2 : Et vous vivez toute seule là maintenant ?
2028581amb1LacauneMB : Oui, oui, oui, (E1 chuchote quelque chose) je suis seule.
2028681amb1LacauneMB : (pause, E3 chuchote quelque chose) Je suis seule.
2028781amb1LacauneMB : J'avais un chien.
2028881amb1LacauneMB : Et le pauvre, il est mort .
2028981amb1LacauneMB : Alors j'en cherche un autre.
2029081amb1LacauneMB : J'en cherche un autre .
2029181amb1LacauneE2 : Ça fait de la compagnie quand même un chien, oui.
2029281amb1LacauneMB : (bruits, pause) Ça fait de la compagnie et puis ça me.
2029381amb1LacauneMB : Ça m'occupe un peu.
2029481amb1LacauneMB : Parce que sinon euh, je deviens complètement égoïste là.
2029581amb1LacauneMB : (rires) C'est vrai.
2029681amb1LacauneMB : Si j'ai un chien je suis obligée de me, penser à lui pour le faire manger pour, tout ça, ça me, si je, et puis j/ promener voilà, moi je marchais, tous les jours je vais marcher.
2029781amb1LacauneMB : Je fais tous les jours trois quatre kilomètres à pied et même des fois plus.
2029881amb1LacauneMB : Mais euh avec le chien je, ça va bien, j'aime l'avoir le, compagnon pour marcher.
2029981amb1LacauneMB : Puis ça me, ça m'oblige à sortir (pause, bruits).
2030081amb1LacauneMB : Et là j'en cherche un mais.
2030181amb1LacauneMB : J'en ai vu plusieurs ils me plaisent pas.
2030281amb1LacauneE2 : Qu'est-ce que vous avez eu comme chien ?
2030381amb1LacauneMB : Oh j'ai, j'ai, j'en ai eu neuf hein, j'en ai eu de chiens de toutes races.
2030481amb1LacauneE2 : Ah bon (rires).
2030581amb1LacauneMB : J'ai eu de tout, j'ai eu des chiens de chasse, j'ai eu des.
2030681amb1LacauneMB : Des cockers, j'ai eu, le dernier c'était un euh, un caniche euh croisé avec un loulou de Poméranie il était haut comme ça il était joli.
2030781amb1LacauneMB : Il était surtout très intelligent il comprenait tout ce que je lui disais.
2030881amb1LacauneMB : Mais enfin, moi, j'aime les bêtes ma petite-fille ne peut pas, les voir.
2030981amb1LacauneMB : Alors quand elle venait c'était la guerre hein (rires).
2031081amb1LacauneMB : Ce chien, mon chien il n'aimait pas ma petite-fille ma petite-fille n'aimait pas ce chien.
2031181amb1LacauneE2 : C'était réciproque alors (rires).
2031281amb1LacauneMB : (bruits) C'était affreux, (bruits) affreux.
2031381amb1LacauneMB : Moi j'ai des enfants.
2031481amb1LacauneMB : (bruits) Toutes les deux hein, ce sont ma fille et ma petite-fille elles sont.
2031581amb1LacauneMB : Moi j'aime la campagne, j'aime la nature.
2031681amb1LacauneMB : J'aime me promener, j'aime les bois.
2031781amb1LacauneMB : Ces deux filles, rien de tout ça (rires), elles aiment la ville.
2031881amb1LacauneE2 : Et oui, c'est comme ça.
2031981amb1LacauneMB : Et oui.
2032081amb1LacauneMB : Quand elles viennent ici.
2032181amb1LacauneMB : Quand elles viennent, ma fille.
2032281amb1LacauneMB : Le matin elle me dit.
2032381amb1LacauneMB : 'Ouh, j'ai pas fermé l'oeil de la nuit.'.
2032481amb1LacauneMB: Elle me dit 'Ce silence m'angoisse.' (rires).
2032581amb1LacauneE2 : Faut du bruit (rires)
2032681amb1LacauneMB : Elle me dit 'Oh là-là.', elle me dit 'J'ai pas fermé l'oeil de la nuit hein.', (rires) elle me dit 'Ce silence, m'angoisse.' (rires).
2032781amb1LacauneMB : Et moi quand je vais à Toulouse je lui dis.
3892981amb1LacauneE1 : Euh, est-ce que vous voulez bien nous parler un peu de votre, de votre enfance peut-être, de, de vos origines, de vos parents, de vos, frères et sìurs, de, je sais pas.
3893081amb1LacauneMB : Oui, oui je suis fille d'agriculteur, mon père est là-haut.
3893181amb1LacauneE1 : Ah oui.
3893281amb1LacauneMB : Je suis fille d'agriculteur, et je suis née à, vingt, vingt kilomètres d'ici.
3893381amb1LacauneMB : De Lacaune, dans une petite ferme.
3893481amb1LacauneMB : Et euh, on avait des vaches, des, des moutons.
3893581amb1LacauneMB : Des vaches et des moutons, on était cinq enfants.
3893681amb1LacauneMB : Et j'allais à l'école, à, dans une école communale.
3893781amb1LacauneMB : À trois kilomètres de la maison oh même bien hein, ah oui.
3893881amb1LacauneMB : Il fallait que je monte une montagne, puis je redescendais dans une vallée, à, et à pieds bien entendu hein, et c'était dur, c'était dur.
3893981amb1LacauneMB : Et puis, on traversait tout, toute c'était jolie la campagne, c'est magnifique.
3894081amb1LacauneMB : Mais on y était né de, ce qui fait qu'on, je sais pas si on apprécie mais quand même si.
3894181amb1LacauneMB : Au printemps il y avait les fleurs, il y avait les coucous, il y avait tout ça.
3894281amb1LacauneMB : Et puis un jour j'ai fait l'école buissonnière.
3894381amb1LacauneMB : J'ai pris le maquis, carrément (rires).
3894481amb1LacauneMB : Je, je, j'ai décidé enfin euh, non c'est toute euh, c'est toute euh, une histoire, cette affaire pourquoi j'ai fait l'école buissonnière parce que j'étais bonne élève je, je n'aurais pas dû faire l'école buissonnière.
3894581amb1LacauneMB : Mais c'est une histoire compliquée.
3894681amb1LacauneMB : Euh j'apportais tous les jours le, deux fois par semaine, ou une fois par semaine je me souviens pas, j'apportais le pain, à une vieille dame de ce village où j'allais à l'école.
3894781amb1LacauneMB : Et c/ parce que le boulanger passait, chez moi.
3894881amb1LacauneMB : Alors i/, je portais le pain, à cette femme de, de ce village.
3894981amb1LacauneMB : Et ce jour-là j'étais en retard, en classe.
3895081amb1LacauneMB : Et au lieu de, porter le pain directement le matin, quand je suis arrivée au village.
3895181amb1LacauneMB : J/ posé j'étais na/, j'étais jeune j/ j'ai posé le pain, s/ sur une, une haie, de buis là j'ai posé le pain et dans ma naïveté j'ai, j'ai dit à la récréation, j'irai, le porter à cette dame pour ne pas être en retard à l'école, comprenez.
3895281amb1LacauneMB : Mais malheur quand je suis sortie à la récréation il n'y a eu plus de pain les chiens l'avaient, mangé.
3895381amb1LacauneMB : Et moi, je me suis fait tout un cinéma, parce que mon père nous disait toujours, 'euh il faut euh, qu/ quand on n'a pas de pain on est malheureux' et si on a une mie moi je croyais que si quelqu'un qui n'avait pas de pain il, il allait mourir de faim.
3895481amb1LacauneMB : Alors je me suis fait dans la tête, j'ai cru que c'est à cause de moi cette femme, allait mourir.
3895581amb1LacauneMB : Alors le lendemain je suis pas revenue à l'école (rires).
3895681amb1LacauneMB : Je suis restée sur la montagne parce que ma mère me donnait le, le repas de midi, je ne revenais pas manger, c'était trop loin, je mangeais, en classe.
3895781amb1LacauneMB : Et je suis restée sur la montagne et, je regardais si par en bas, je voyais pas passer le corbillard de cette femme.
3895881amb1LacauneMB : Dans le village en bas, sur la montagne je voyais, je voyais rien mais enfin bon, et puis, j'ai pris goût, j'ai pris goût à, à, à cette école buissonnière.
3895981amb1LacauneMB : Alors ça a duré, ça a duré comme ça huit jours.
3896081amb1LacauneMB : Il y avait pas le téléphone à l'époque.
3896181amb1LacauneMB : Il y avait pas le téléphone.
3896281amb1LacauneMB : Et donc l'instituteur euh, pensait que j'étais malade que je venais pas que.
3896381amb1LacauneMB : Euh, et puis un jour il y a le, le forgeron du village, ça a disparu, tout ça, ça n'existe plus.
3896481amb1LacauneMB : Les forgerons autrefois ils allaient dans les fermes pour, euh ferrer les vaches.
3896581amb1LacauneMB : Hein ça, ça a disparu tout ça.
3896681amb1LacauneMB : Alors il a vu passer ce forgeron il lui a dit 'Ah' il lui a dit 'vous allez là-haut de côté de, de euh, de La Fregelle, ah oui', il lui a dit le bonhomme, il lui a dit oui 'ah ben alors demandez, demandez leur ce que font, ce que fait la petite.'
3896781amb1LacauneMB : Elle doit être malade (rire), et c'est comme ça que le, le (XX) s'est découvert.
3896881amb1LacauneMB : Voilà sinon oui j'allais à l'école euh, communale, je, je suis allée à l/, à cette école jusqu'à l'âge de euh, de euh dix ans.
3896981amb1LacauneMB : Puis après, je suis allée à Albi, on m'a mis en pension à Albi.

PFC: Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone

Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone Le projet international PFC (Phonologie du Français Contemporain), codirigé par Marie-Hélène Côté (Université Laval), Jacques Durand (ERSS, Université de Toulouse-Le Mirail), Bernard Laks (MoDyCo, Université de Paris Ouest) et Chantal Lyche (Universités d'Oslo et de Tromsø), s’adresse à un triple public, susceptible de s’intéresser au français oral dans ses usages attestés et dans sa variation au sein de l’espace francophone : chercheurs, enseignants/apprenants de français et grand public.

Il offre une base de données qui, à terme, constituera la plus grosse base de données orales portant sur le français et l'une des plus grosses bases toutes langues confondues. Cette base peut être utilisée dans le cadre de la recherche (phonétique, phonologie, syntaxe, pragmatique, sociolinguistique, analyse conversationnelle, etc.), de l’enseignement / apprentissage du français (langue étrangère, maternelle ou seconde) et de la diffusion des savoirs (conservation du patrimoine linguistique francophone et présentation générale du français oral contemporain pour les non-spécialistes).

Il se pose comme projet-pilote, suivi par un projet similaire pour l’anglais, Phonologie de l’Anglais Contemporain (PAC), codirigé par Philip Carr (Université de Montpellier III) et Jacques Durand.

AVERTISSEMENT: Les données présentées sur ce site sont issues du projet PFC et restent la propriété exclusive des auteurs représentés par les directeurs du projet . Elles peuvent être reprises et utilisées dans le cadre de travaux scientifiques à visée strictement non commerciale. Toute utilisation des données PFC dans une publication doit obligatoirement faire référence au projet et à son site : http://www.projet-pfc.net et s'accompagner de la citation des deux publications suivantes:

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2002). La phonologie du français contemporain: usages, variétés et structure. In: C. Pusch & W. Raible (eds.) Romanistische Korpuslinguistik- Korpora und gesprochene Sprache/Romance Corpus Linguistics - Corpora and Spoken Language. Tübingen: Gunter Narr Verlag, pp. 93-106.

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2009).Le projet PFC: une source de données primaires structurées. In J. Durand, B. Laks et C. Lyche (eds)(2009) Phonologie, variation et accents du français. Paris: Hermès. pp. 19-61. Développement: Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS

PFC Phonology of Contemporary French Corpus

Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone Le projet international PFC (Phonologie du Français Contemporain), codirigé par Marie-Hélène Côté (Université Laval), Jacques Durand (ERSS, Université de Toulouse-Le Mirail), Bernard Laks (MoDyCo, Université de Paris Ouest) et Chantal Lyche (Universités d'Oslo et de Tromsø), s’adresse à un triple public, susceptible de s’intéresser au français oral dans ses usages attestés et dans sa variation au sein de l’espace francophone : chercheurs, enseignants/apprenants de français et grand public.

Il offre une base de données qui, à terme, constituera la plus grosse base de données orales portant sur le français et l'une des plus grosses bases toutes langues confondues. Cette base peut être utilisée dans le cadre de la recherche (phonétique, phonologie, syntaxe, pragmatique, sociolinguistique, analyse conversationnelle, etc.), de l’enseignement / apprentissage du français (langue étrangère, maternelle ou seconde) et de la diffusion des savoirs (conservation du patrimoine linguistique francophone et présentation générale du français oral contemporain pour les non-spécialistes).

Il se pose comme projet-pilote, suivi par un projet similaire pour l’anglais, Phonologie de l’Anglais Contemporain (PAC), codirigé par Philip Carr (Université de Montpellier III) et Jacques Durand.

AVERTISSEMENT: Les données présentées sur ce site sont issues du projet PFC et restent la propriété exclusive des auteurs représentés par les directeurs du projet . Elles peuvent être reprises et utilisées dans le cadre de travaux scientifiques à visée strictement non commerciale. Toute utilisation des données PFC dans une publication doit obligatoirement faire référence au projet et à son site : http://www.projet-pfc.net et s'accompagner de la citation des deux publications suivantes:

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2002). La phonologie du français contemporain: usages, variétés et structure. In: C. Pusch & W. Raible (eds.) Romanistische Korpuslinguistik- Korpora und gesprochene Sprache/Romance Corpus Linguistics - Corpora and Spoken Language. Tübingen: Gunter Narr Verlag, pp. 93-106.

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2009).Le projet PFC: une source de données primaires structurées. In J. Durand, B. Laks et C. Lyche (eds)(2009) Phonologie, variation et accents du français. Paris: Hermès. pp. 19-61. Développement: Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS