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La recherche pour @locuteur ciaeo2 a trouvé 529 réponses

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3123ciaeo2AbidjanE1: Voilà, donc je voulais te poser quelques questions sur toi-même maintenant. Est-ce que tu peux rappeler tes noms et prénoms?
3124ciaeo2AbidjanE1: D'accord. Et, alors là, tu p/peux dire aussi ta date de naissance, ton lieu de naissance, hein?
3125ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Hum, je suis née à, à Marcory, Abidjan,
3126ciaeo2AbidjanCIAEO2G: le vingt-neuf août mille neuf cent soixante-dix-neuf.
3127ciaeo2AbidjanE2: D'accord. Et, depuis ce jour-là, tu as toujours été à Abidjan?
3128ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Oui, sauf certaines vacances où je partais au village.
3129ciaeo2AbidjanE1: Bon, et maintenant, je vais te demander quelles langues tu parles?
3130ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Le français.
3131ciaeo2AbidjanE1: Français. Bon tu as appris à parler, euh, en français, non?
3132ciaeo2AbidjanCIAEO2: Oui. Oui, petite fille.
3133ciaeo2AbidjanE1: Et, tu parles d'autres langues à part le français?
3134ciaeo2AbidjanCIAEO2: Malheureusement non.
3135ciaeo2AbidjanCIAEO2: Bon, à l'école, j'ai, appris l'anglais, mais.
3136ciaeo2AbidjanCIAEO2: Bon, j'ai appris l'allemand, mais là, bon, pas grand chose hein, est resté.
3137ciaeo2AbidjanE1: Hum, hum.
3138ciaeo2AbidjanCIAEO2: Et, bon j'aurais appr/,
3139ciaeo2AbidjanCIAEO2: j'aurais aimé apprendre l'ethnie de mes parents parce que eux deux, ils sont de la même ethnie.
3140ciaeo2AbidjanCIAEO2: Mais, j'ai pas eu cette chance là hein.
3141ciaeo2AbidjanCIAEO2: Et je comprends même pas.
3142ciaeo2AbidjanE1: Quand tu vas au village? Tu dis tu vas souvent au village?
3143ciaeo2AbidjanCIAEO2: Oui, je vais au village, mais je comprends pas, je reste pas assez de temps.
3144ciaeo2AbidjanCIAEO2: Je reste, si c'est trop, un mois.
3145ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Et puis, je, je rentre.
3146ciaeo2AbidjanE1: Donc, vos parents ne parlent jamais?
3147ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Ils parlent pour ne pas qu'on comprenne en fait, depuis qu'on est petit (rires).
3148ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Quand ils parlent, c'est pour se dire des choses pendant que les enfants sont là, mais ils ne veulent pas que les enfants comprennent .
3149ciaeo2AbidjanCIAEO2: Et, bon c'est ça un peu.
3150ciaeo2AbidjanCIAEO2G: C'est, c'est ce qui est, un peu dommage.
3151ciaeo2AbidjanE1: tous les frères et soeurs, vous ne parlez pas agni?
3152ciaeo2AbidjanCIAEO2: Euh, abidji.
3153ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Bon, mon grand frère l'aîné, il comprend.
3154ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Mais il s'exprime pas très bien, il préfère ne pas parler parce qu'il a honte
3155ciaeo2AbidjanCIAEO2G: qu'on se moque de sa prononciation. (rires)
3156ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Euh, celle qui suit,
3157ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Npersonne, elle elle parle quand même.
3158ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Et puis, elle comprend.
3159ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Elle comprend parce qu'elle a vécu petite avec ma grand mère au village.
3160ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Et après. Parce que mes parents étaient étudiants quand ils se sont mariés .
3161ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Et après elle est revenue.
3162ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Euh, Npersonne, celle qui la suit, elle, elle comprend.
3163ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Elle comprend, un peu. Oui.
3164ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Parce que, elle, elle était malade,
3165ciaeo2AbidjanCIAEO2G: pas mal de temps.
3166ciaeo2AbidjanCIAEO2G: et on la soignait à l'indigénat, au village. Oui.
3167ciaeo2AbidjanCIAEO2G: On la soignait, donc, elle, elle a, elle comprend.
3168ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Elle comprend un peu.
3169ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Mais moi, pas du tout. Et mes deux frères qui me suivent, pas du tout; <1: Ah, oui, c'est ça. Il comprend pas>
3170ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Il comprend pas.
3171ciaeo2AbidjanE1: C'est-à-dire, vous, si vous n'avez pas duré au village, vous n'avez pas pu apprendre.
3172ciaeo2AbidjanCIAEO2G: On n'a pas pu apprendre. Bon il y a le dernier qui s'efforce de, d'apprendre,
3173ciaeo2AbidjanCIAEO2G: avec ma grand mère .
3174ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Lui, il commence à comprendre quelques mots.
3175ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Malheureusement pour lui, il vit pas avec ma grand mère.
3176ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Donc euh, ils ont coïncidé un moment, où elle lui a appris pas mal de choses.
3177ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Il a fait un effort pour s'exprimer,
3178ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Mais malheureusement, comme il, il fréquente, il n'habite pas avec elle.
3179ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Donc ça s'est arrêté là.
3180ciaeo2AbidjanE1: Donc, d'après toi, c'est à cause de la manière de faire de vos parents que vous n'avez pas appris.
3181ciaeo2AbidjanE1: Parce qu'à chaque fois tu dis, si il faut apprendre, il faut la grand mère, ou il faut le village, alors que tes parents parlent.
3182ciaeo2AbidjanCIAEO2: Oui. C'est vrai, bon, je pense que c'est, c'est vrai, ce sont les parents.
3183ciaeo2AbidjanCIAEO2: Parce que si ils voulaient que, qu'on comprenne, ils auraient pu nous parler abidji.
3184ciaeo2AbidjanE1: Ou bien, c'était vous aussi, peut-être, qui n/ne voulait pas parler.
3185ciaeo2AbidjanCIAEO2G: En étant petits, non, je pense pas que on se serait opposé .
3186ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Parce que on parle ce que les parents parlent.
3187ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Mais en étant grand maintenant, c'est, c'est beaucoup plus difficile.
3188ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Il faut vraiment le temps, et puis, une force de volonté terrible pour apprendre (rires).
3189ciaeo2AbidjanE1: Donc, à part, à part l'abidji, il y a aucune autre langue, africaine, que tu peux comprendre?
3190ciaeo2AbidjanCIAEO2: Non, non.
3191ciaeo2AbidjanE1: Et il y a, quand tu vois, par exemple, les patients à l'hôpital, est-ce que tu peux comprendre ce qu'ils disent quelquefois?
3192ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Non, mais, généralement, je ne parle pas avec les patients, hein.
3193ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Je parle pas avec les patients. J'ai fait un stage,
3194ciaeo2AbidjanCIAEO2G: à l'hôpital,
3195ciaeo2AbidjanCIAEO2G: avec les médecins, pendant six mois.
3196ciaeo2AbidjanCIAEO2G: J'ai vu qu'ils avaient des difficultés parce il y avait des patients qui parlaient pas le français.
3197ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Et c'était surtout le dioula .
3198ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Les, les, les malades parlaient dioula,
3199ciaeo2AbidjanCIAEO2G: mais les médecins étaient pas contents,
3200ciaeo2AbidjanCIAEO2: parce qu'ils voulaient que chacune s'efforce de parler le français .
3201ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Et il y avaient des dames même, ça, j'étais témoin,
3202ciaeo2AbidjanCIAEO2G: qui parlaient le français,
3203ciaeo2AbidjanCIAEO2G: mais qui voulaient faire parler le dioula (rires).
3204ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Donc, lorsque le médecin parle en français, elles, elles répondent en dioula.
3205ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Jusqu'à ce que le médecin se fâche, fai/ et qu'il fasse semblant,
3206ciaeo2AbidjanCIAEO2G: de se retourner, d'aller dans son bureau, comme s'il n'allait pas s'occuper d'elles .
3207ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Et elle l'a retenu en lui parlant français.
3208ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Donc euh.
3209ciaeo2AbidjanE1: D'accord. (Une porte claque.) Bon, et est-ce que tu penses que dans, dans ton apprentissage du français, quand tu étais petite ou bien quand tu étais étais collégienne,
3210ciaeo2AbidjanE1: il y a des personnes qui ont joué un rôle important, dans ta manière de parler?
3211ciaeo2AbidjanCIAEO2: Le français
3212ciaeo2AbidjanCIAEO2: Hum (hésitation).
3213ciaeo2AbidjanCIAEO2: Bon, par rapport à mes parents, je pense que la manière dont je parle,
3214ciaeo2AbidjanCIAEO2G: euh,
3215ciaeo2AbidjanCIAEO2G: c'est en grande partie, dû à eux, parce que,
3216ciaeo2AbidjanCIAEO2G: C'est vrai que je ne parle pas abidji, mais ma manière, mon accent,
3217ciaeo2AbidjanCIAEO2G: c'est l'accent de quelqu'un, qui parle abidji.
3218ciaeo2AbidjanCIAEO2G: Par exemple on me dit que. Bon, les abidjis appuient beaucoup sur le r.
35568ciaeo2AbidjanCIAEO2: (bruits extérieurs) Monsieur, où on peut avoir les, les, les résultats de. (inaudible Comment on dit même). Nous par exemple, nous les étudiants est-ce qu'on peut avoir les résultats de vos recherches avec les, les (?? tradi) là?.
35581ciaeo2AbidjanCIAEO2: Donc, maintenant, on va vendre ça en officine?
35588ciaeo2AbidjanCIAEO2: Est-ce qu'on doit avoir le système? Il paraît qu'au Ghana, en pharmacie, il y a tout, il y a de tout, il y a des médicaments européens, il y a des médicaments traditionnels,
35590ciaeo2AbidjanCIAEO2: (bruits) Donc, je demandais si, nous on, on, on pouvait avoir le système du Ghana?

PFC: Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone

Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone Le projet international PFC (Phonologie du Français Contemporain), codirigé par Marie-Hélène Côté (Université Laval), Jacques Durand (ERSS, Université de Toulouse-Le Mirail), Bernard Laks (MoDyCo, Université de Paris Ouest) et Chantal Lyche (Universités d'Oslo et de Tromsø), s’adresse à un triple public, susceptible de s’intéresser au français oral dans ses usages attestés et dans sa variation au sein de l’espace francophone : chercheurs, enseignants/apprenants de français et grand public.

Il offre une base de données qui, à terme, constituera la plus grosse base de données orales portant sur le français et l'une des plus grosses bases toutes langues confondues. Cette base peut être utilisée dans le cadre de la recherche (phonétique, phonologie, syntaxe, pragmatique, sociolinguistique, analyse conversationnelle, etc.), de l’enseignement / apprentissage du français (langue étrangère, maternelle ou seconde) et de la diffusion des savoirs (conservation du patrimoine linguistique francophone et présentation générale du français oral contemporain pour les non-spécialistes).

Il se pose comme projet-pilote, suivi par un projet similaire pour l’anglais, Phonologie de l’Anglais Contemporain (PAC), codirigé par Philip Carr (Université de Montpellier III) et Jacques Durand.

AVERTISSEMENT: Les données présentées sur ce site sont issues du projet PFC et restent la propriété exclusive des auteurs représentés par les directeurs du projet . Elles peuvent être reprises et utilisées dans le cadre de travaux scientifiques à visée strictement non commerciale. Toute utilisation des données PFC dans une publication doit obligatoirement faire référence au projet et à son site : http://www.projet-pfc.net et s'accompagner de la citation des deux publications suivantes:

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2002). La phonologie du français contemporain: usages, variétés et structure. In: C. Pusch & W. Raible (eds.) Romanistische Korpuslinguistik- Korpora und gesprochene Sprache/Romance Corpus Linguistics - Corpora and Spoken Language. Tübingen: Gunter Narr Verlag, pp. 93-106.

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2009).Le projet PFC: une source de données primaires structurées. In J. Durand, B. Laks et C. Lyche (eds)(2009) Phonologie, variation et accents du français. Paris: Hermès. pp. 19-61. Développement: Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS

PFC Phonology of Contemporary French Corpus

Base de données sur le français oral contemporain dans l’espace francophone Le projet international PFC (Phonologie du Français Contemporain), codirigé par Marie-Hélène Côté (Université Laval), Jacques Durand (ERSS, Université de Toulouse-Le Mirail), Bernard Laks (MoDyCo, Université de Paris Ouest) et Chantal Lyche (Universités d'Oslo et de Tromsø), s’adresse à un triple public, susceptible de s’intéresser au français oral dans ses usages attestés et dans sa variation au sein de l’espace francophone : chercheurs, enseignants/apprenants de français et grand public.

Il offre une base de données qui, à terme, constituera la plus grosse base de données orales portant sur le français et l'une des plus grosses bases toutes langues confondues. Cette base peut être utilisée dans le cadre de la recherche (phonétique, phonologie, syntaxe, pragmatique, sociolinguistique, analyse conversationnelle, etc.), de l’enseignement / apprentissage du français (langue étrangère, maternelle ou seconde) et de la diffusion des savoirs (conservation du patrimoine linguistique francophone et présentation générale du français oral contemporain pour les non-spécialistes).

Il se pose comme projet-pilote, suivi par un projet similaire pour l’anglais, Phonologie de l’Anglais Contemporain (PAC), codirigé par Philip Carr (Université de Montpellier III) et Jacques Durand.

AVERTISSEMENT: Les données présentées sur ce site sont issues du projet PFC et restent la propriété exclusive des auteurs représentés par les directeurs du projet . Elles peuvent être reprises et utilisées dans le cadre de travaux scientifiques à visée strictement non commerciale. Toute utilisation des données PFC dans une publication doit obligatoirement faire référence au projet et à son site : http://www.projet-pfc.net et s'accompagner de la citation des deux publications suivantes:

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2002). La phonologie du français contemporain: usages, variétés et structure. In: C. Pusch & W. Raible (eds.) Romanistische Korpuslinguistik- Korpora und gesprochene Sprache/Romance Corpus Linguistics - Corpora and Spoken Language. Tübingen: Gunter Narr Verlag, pp. 93-106.

Durand, Jacques, Bernard Laks & Chantal Lyche (2009).Le projet PFC: une source de données primaires structurées. In J. Durand, B. Laks et C. Lyche (eds)(2009) Phonologie, variation et accents du français. Paris: Hermès. pp. 19-61. Développement: Atanas Tchobanov Ingénieur de recherche CNRS